Le Bénin et le vaudou, c’est comme l’arbre et son écorce. Depuis plus de deux décennies maintenant, le 10 janvier est décrétée « journée nationale des religions endogènes » ou encore « fête du vaudou ». Au cours de cette date, le vaudou est célébré en grande pompe, à travers tout le pays. Une occasion pour le chanteur et percussionniste béninois, Togbé Gankpangan, de mettre en valeur les rythmes et danses traditionnelles liés à ces cultes endogènes. C’est à travers le « Vaudou Jazz festival » qui se déroule chaque année dans la cité historique d’Ouidah, le berceau du culte vaudou au Bénin.

La 11ème édition de l’événement a eu lieu en janvier dernier à Ouidah d’où est originaire Togbé Gankpangan, lui-même. Créateur du groupe « Atché », un groupe de danses et chants traditionnels liés aux cultes endogènes (vaudoun), l’artiste qui a, à son actif, plus de 34 années de carrière musicale, a appris à chanter lors de cérémonies sacrées vaudou. Selon lui, les chants et danses font partie, indéniablement, du culte vaudou .
Par ce festival, Togbé Adjos Gankpangan revendique l’originalité du jazz qu’il associe à l’histoire culturelle et religieuse de l’Afrique.
Son groupe « Atché » est basé à Ouidah et compte au total deux albums. « «Ahanmangnon », basé sur un rythme africain de funérailles appelé «Tchinkounmey ». Le rythme est joué avec
des instruments en calebasse. La grosse gourde, le Gotta, est grosse caisse. Egalement, 2 petites calebasses renversées à la surface de l’eau emprisonnent l’air entre la calebasse et
l’eau, pour donner la resonnance choisie (Tambours d’eau) », nous explique ce prête vaudou , parlant du premier album du groupe.
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