Jeune, il l’est, certes ;  passionné de la littérature et de la médecine,  encore plus. À 24 ans,  Jonathan Gozo publie son premier ouvrage après avoir écris plusieurs articles (sur divers thèmes) pour des magazines en ligne . Son tout premier livre «EMOTIONS, ce qui nous définit ! » répond à une kyrielle de questions que l’on se pose généralement sans toutefois trouver des réponses : Pourquoi manifestons-nous tel ou tel sentiment ? Pourquoi a-t-on des tentations qui nous sont difficiles à refouler ? Pourquoi l’amour et non la haine et pourquoi la haine et non l’amour ? À ces questions, bien sûr, ce docteur en médecine essaie, autant que faire se peut,  d’apporter des réponses sur la base d’une étude médicale voir psycho-biologique. Pour ce passionné de l’art , de la photographie et des actions humanitaires, c’est une occasion, à travers ce livre, de partager sa perception des choses en ce qui concerne les sentiments humains. À quelques jours  de la sortie officielle ( 1 mars) de la version électronique  de cet ouvrage , ce jeune écrivain Togolais  nous a accordé une interview depuis le Mali où il réside dans le cadre de ses activités professionnelles. Dans L’interview , il nous parle de son ouvrage  en question («EMOTIONS, ce qui nous définit ! »),  qui, faut-il le préciser, n’est disponible que sur le site www.eartiste.org en version ebook , c’est-à-dire gratuitement sur Internet mais en volume  réduit, contrairement à la version papier qui est en cours d’édition mais qui,elle, sera plus volumineuse et payante. Dans l’entretien, Jonathan Gozo nous parle également de ses études, sa passion pour la littérature et la médecine mais aussi de ses hobbies. INTERVIEW.

Bonjour, parlez-nous un peu de vous et de ce qui vous a motivé à embrasser la littérature comme domaine d’activité.

Bonjour, je m’appelle Jonathan GOZO, mes proches m’appellent Nathan, âgé de 24 ans, je suis togolais et je réside actuellement au Mali, Docteur en médecine mais grand passionné des arts,  je suis.
Alors littérature comme domaine, c’est assez extra parce que ce n’est pas exactement comme ça que je comptais atterrir dans le domaine, j’avais une autre œuvre en écriture mais les circonstances ont fait que c’est plutôt avec ce genre que j’amorce mon entrée (rire). J’aime les mots et j’aime surtout la manière dont ils sont agencés. J’ai fait mes classes de primaire et de collège à Lomé, dans une école appelée ADODO, une école fabuleuse, j’en garde de beaux souvenirs d’ailleurs. Ensuite le collège au célèbre Collège Saint Joseph de Lomé où j’ai reçu mon baccalauréat. Après l’obtention de ce dernier j’ai été reçu à l’Université des Sciences, des Techniques et Technologies de Bamako dans l’option Médecine. Mes études s’y sont soldées en Janvier dernier par l’obtention du Doctorat en Médecine. Voilà ce qu’il en est de mon parcours classique (Rire) . J’ai pour habitude de m’aventurer hors des sentiers battus et c’est à l’occasion de ces escapades que j’ai pu acquérir d’autres compétences telles que : un diplôme en Publicité et Art graphique de l’Institut des Arts de la Scène AFROTITUD/AFRICABLE, un diplôme en gestion de projet de l’Ecole Centrale de Lille et enfin un Diplôme Universitaire en Système d’information en Santé issu du Département d’Enseignement et de Recherche en Santé Publique de la  FMOS Bamako. Mes hobbies se résumeraient à la lecture, la photographie, aux  voyages et  actions humanitaires.

Du coup à part la littérature vous embrassez la médecine comme autre domaine . Êtes vous à l’aise dans ce domaine ? 

Et bien j’adore trouver ce qui ne va pas chez les gens pour ensuite les piquer (riiiiire) je le dis avec beaucoup d’humour mais la médecine est ce domaine qui me captive sans cesse, au-delà de pratiquer cet autre art qu’est de soigner les personnes en détresse, d’autre notion de la santé portant sur la  gestion des risques et des maladies à l’échelle des populations m’attire alors à chaque fois que j’en ai
l’occasion j’y trempe sciemment mon nez. Je suis également dans  l’humanitaire à travers des actions que je mène pour les ONG et autres. C’est quelque chose de très important pour moi.

Parlez-nous un peu de votre ouvrage intitulé «EMOTIONS, ce qui nous définit ! ».

Cet ouvrage parle des émotions, traités d’un point de vue médical (voir physio-biologique). L’idée primaire était de mettre toutes mes compétences ensemble dans une seule et même œuvre, ensuite la question qui s’est posé par la suite était celle du sujet central. Je n’ai pas vraiment longuement réfléchi car depuis la première édition du Festival Photo
Flash Clac Week que j’ai eu l’honneur d’initier , j’ai toujours voulu explorer le sujet des émotions, c’est des ressentis nobles et réels. Du coup j’ai pris le temps depuis 2013 de me faire plaisir en approfondissant mes connaissances en matière de fondement biologique sur la question puis de les illustrer par la suite. J’ai trouvé beau d’avoir une explication scientifique à nos réactions les plus
anodines. Je ne pouvais pas garder cela pour moi, j’ai hésité à plusieurs reprises mais l’encouragement et l’insistance de certains proches, surtout ceux qui m’ont prêté leurs images pour l’illustration de ces
sentiments font que nous en sommes là. Je trouve ici l’occasion de leur réaffirmer ma gratitude ainsi qu’à la page 2 dudit ouvrage.

Selon vous quelle place la littérature doit avoir dans le processus d’éveil des consciences en  Afrique ?

Place primordiale, sans l’ombre d’un doute. Voyez-vous la connaissance ne réside nulle part ailleurs que dans les écrits. Nos discours et actions sont vides de sens et d’essence lorsque nous même nous
ne nous documentons pas. Pas mal d’erreur sont commises tout simplement parce que les écrits (expériences passées) ne sont pris en référence. Je ne m’éloigne même pas du contexte prenons
exemple sur cet ouvrage qui nous fait mener cet interview aujourd’hui, je n’aurai pu faire cette synthèse si je n’ai pas pris le temps de faire une revue de la littérature utile aux préalables, cela devrait
être ainsi pour tous les domaines et particulièrement pour l’avancer de notre Afrique.

Que faites-vous déjà dans ce sens ?

Et bien déjà je partage, je le dis à qui veut l’entendre que : « le partage a comme un goût de miel » et étant conscient que bon nombre de personne ne lisent plus de nos jours, c’est à cœur joie que je
m’efforce de relayer ce qu’il y a de bien dans les bouquins que je lis. C’est ma modeste partition à ce  jour, le temps que mes expériences personnelles ne deviennent assez poignantes afin que je ne puisse  les partager à mon tour à travers de beaux écrits un jour … (rire) car ce n’est qu’avec le temps que les  expériences prennent de la valeur.

Propos recueillis par Charles AYI

Charles AYI