Credit Photo @Nick James

A 30 ans, Brice El Glaoui Bexter est la jeune star marocaine montante du cinéma.

Grand passionné de cinéma, il baigne dès son plus jeune âge dans l’art, sous toutes ses formes: de la littérature à la musique en passant par la peinture.

Il est élevé par son Grand-père qui n’est autre que le célèbre peintre Hassan El Glaoui, et une Grand-mère française anciennement modèle, qui lui transmettent tous deux l’amour et la sensibilité pour le monde artistique et culturel.

« Mes grand-parents m’ont donné une stabilité famille et m’ont tout appris. Je suis un miroir de leur éducation et de leur âme », confie-t-il.

Issu de diverses nationalités, Marocaine, Française, Anglaise et Tchèque, il grandit à Rabat. C’est au Maroc, son pays de coeur, qu’il choisit de poser ses valises pour faire carrière.

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Brice El Glaoui Bexter sort du lot…un physique atypique, une personnalité imposante, et un jeu d’acteur intéressant, qui font de lui un comédien à la carrière prometteuse.

La force de son jeu cinématographique, il la puise aussi dans son multiculturalisme…

Tout commence à l’âge de 9 ans. Afin de vaincre sa timidité, il entame très jeune des cours d’art dramatique, qu’il continue au Lycée Français de Rabat jusqu’au baccalauréat.

A 17 ans, il s’envole pour la « New York Film Academy » où il effectue un stage d’été. Il y apprend le jeu d’acteur et la réalisation…Il est fasciné. Cette année déterminante lui fera découvrir l’ampleur et la force du cinéma. « Cette capacité qu’à l’acteur de transmettre l’émotion à travers l’écran, et de la faire ressentir au monde entier, peu importe la langue et la culture » ajoute Brice.

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En 2007, il participe en tant que « doubleur lumière » au tournage du film « Body of Lies » de Ridley Scott, aux cotés de Leonardo DiCaprio et Russel Crow. C’est ainsi que s’offre à lui sa première expérience cinématographique, entourée des acteurs qu’il admire le plus.

L’année de son Bac (2008), Il est également choisit comme figurant dans le film « Green Zone » de Paul Greengrass, tourné au Maroc, aux cotés de Matt Damon.

Ces expériences de tournage constituent le déclic pour notre jeune comédien. La caméra capte toute son attention et le cinéma ne le quittera plus jamais…

Ses dons d’imitateur qui le précèdent sont en réalité son premier déclic. De Pierre Palmade, à Michèle Laroque, en passant par Louis de Funès, Brice El Glaoui Bexter, a toujours adoré imiter ces personnalités devant ses proches…Une manière de s’exercer à ce qui allait plus tard constituer sa carrière.

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Son Bac en poche, il décide de consacrer son année au cinéma et part pour Los Angeles. Il y rencontre des professionnels, tels que le producteur du film X-Men, qui lui donne de précieux conseils. Il entame des workshop d’acting. « J’ai toujours rêvé d’Hollywood », précise-t-il.

Après quelques mois à Los Angeles, il s’envole en 2009 pour New York où il intègre la prestigieuse école « Lee Strasberg Teater & Film Institute » où il y apprend les techniques de Broadway, le « Screenwriting », les cours de mouvement et le théâtre.

En parlant de théâtre, Brice y accorde une importance particulière. « Le théatre est la richesse de tout jeu. Il nous pousse à comprendre la profondeur des personnages » ajoute-t-il.

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Il cite Tenessee Williams,  Anthon Tchekhov, ou encore Sheakspeare, qui le fascinent par la richesse de leurs personnages et de leurs histoires. « Les caractères sont si bien décrits au théâtre. Un script au cinéma n’est jamais aussi détaillé. » précise Brice.

Il entame par la suite un master en management à l’Ecole UCL à Londres, mais continue d’étudier le cinéma et le théâtre en cours du soir. Il se rapproche notamment de diverses « Film Schools » pour participer à des tournages étudiants. En profitant des structures cinématographiques et théâtrales de Londres, il obtient ses accréditations d’acteur et se dote d’un agent.

En 2016, son grand-père souffrant, il rentre à ses cotés au Maroc. Il est pris dans la foulée pour le tournage du film « A Living Legacy » dans le cadre du World Economic Forum, qui n’est autre que l’histoire revisitée de Kais et Layla.

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On le retrouve également en 2018 dans le film « Otages » de Mehdi El Khaoudy, où il joue le rôle d’un jeune islamiste qui revient en Syrie préter allégeance à Daesh. En endossant ce rôle, il repousse ses limites d’acteur  et sort de sa zone de confort. Le film est présenté dans le cadre de la compétition officielle du festival National du Film de Tanger 2020.

En 2019, il est aux cotés de Andy Garcia et Gary Dourdan dans le long métrage « Redemption Day » de Hicham Hajji, projeté à la dernière Berlinale (2020). Il y incarne un agent du bureau central d’investigation Judiciaire marocain.

Une carrière prometteuse pour ce jeune acteur qui a choisit sa patrie pour réaliser son rêve et en qui beaucoup de jeunes d’aujourd’hui se projettent.

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Un parcours ambitieux et inspirant pour ce jeune prodige à la double culture, qui souhaite percer dans son pays de coeur. « J’aimerai être un exemple pour cette jeunesse qui doute d’elle même, qui s’éloigne de son pays pour faire carrière alors que le Maroc est si beau. Il a tant à offrir.  » confie-t-il.

Pendant le confinement, Brice réalise l’audience qui s’est constituée autour de lui, et son devoir plus que jamais de transmettre un message d’espoir au Marocains de la jeune génération basés en Europe. Un reflet de son propre miroir au vu de son multiculturalisme.

Son mot de la fin: « Je suis le maître de mon destin, je suis le capitaine de mon âme. », un extrait du poème « Invictus » de l’écrivain William Ernest Henley, et qui fut le poème préféré de Nelson Mandela.

Une chose est sure, Passion et détermination sont les deux mots d’ordre de Brice El Glaoui Bexter, qui lui auront permis de suivre son étoile, le cinéma.

 

Le Questionnaire Confinement de Brice El Glaoui Bexter, par Kawn Culture

1- Une toile qui te fait voyager?

« La nuit étoilée » de Van Gogh

2- Un artiste qui te fait rêver?

Gustav Klimt

3- Une musique qui te fait vibrer?

« Free As Bird » de Lynyrd Skynyrd (Musique Hippie des années 70)

« Spacer » de Sheila (Années 80)

4- Un livre qui ne te quitte jamais ?

« L’Alchimiste » de Paolo Coelho. Ce livre m’a appris que nous sommes tous porteurs de notre légende personnelle. Il faut toujours croire en son instinct et poursuivre son rêve.

5- Une personnalité qui t’a marqué ?

L’acteur Henry Wrinkler, qui a joué dans la série culte des années 70 « Happy Days ». Il ma appris à devenir persistant car on lui a souvent fermé les portes à ses débuts.

6- Une femme qui t’inspire?

Ma grand mère. C’est une femme exemplaire.

7- Une ville qui te parle?

Nyc

8- Le premier film que tu as vu?

« Les Sorcières d’Eastwick »

« Before Sunrise », « Before Sunset » et « Before midnight », De Richard Linklater. Une belle histoire d’amour.

9- Le film qui t’a donné envie d’être acteur?

« Blood diamond » réalisé par Edward Zwick avec Leonardo Dicaprio. Ce film a été une révélation pour moi, lorsque j’avais 14 ans.

10- Un acteur / une actrice qui te fascine?

Dicaprio, Deniro, Al Pacino.

Marilyne Monroe (J’ai acheté toutes ses mémoires, ses lettres, pour comprendre la dualité de sa vie). Elle a une personnalité exceptionnelle.

11- Un réalisateur avec qui tu aimerais travailler?

Francis Ford Copolla

Luca Guadagnino (réalisateur du film « Call me by your name »)

12- Le film du 21ième siècle?

« A.I Intelligence artificielle » que j’ai regardé en 2001. Des questions qui sont d’autant plus d’actualité avec la crise sanitaire du Covid 19.

13- Un film récent que tu as apprécié?

« Slumdog Millionaire »

« Miracle in Cell N°7 »

14- Un réalisateur marocain avec qui tu aimerais travailler?

Mustapha Darkaoui,

Nabil Ayouch et Nour Eddine Lakhmari. je me sens proche d’eux car nous partageons une histoire similaire. Nous sommes tous deux à cheval entre deux cultures et nous avons choisi le Maroc pour y faire carrière.

15- Une série Netflix à recommander?

« Dark » (Série allemande) et « Outer Banks » (Série américaine)

16- Un livre qui te parle?

« Ainsi parlait ma mère » de Rachid Benzine, qui traite d’un sujet qui me touche. La difficulté de s’intégrer dans un pays d’accueil lorsqu’on est issu de l’immigration. Moi même issu de plusieurs cultures, j’ai mal au coeur de voir que beaucoup de personnes souffrent de cette situation…

« Le Pain nu » de Mohamed Choukri qui décrit la pauvreté d’une manière intense et profonde.

17- Ta musique du moment?

J’écoute beaucoup de Bossa Nova brésilienne, notamment le compositeur de samba Cartola.

18- Ton mot sur le Covid-19?

Ce virus est une sorte d’alerte, afin que l’Homme prenne conscience de sa planète. Il faut préparer nos enfants car ils sont les adultes de demain, et cela passe par l’éducation. Nous devons tous prendre des mesures radicales pour préserver notre environnement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




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LA REDACTION