Ses oeuvres font le chou gras  de certaines  presses gabonaises. Lui,  c’est ,bien sûr, Max Axel Bounda, 28 ans,  écrivain, poète gabonaise, auteur déjà de trois oeuvres.

« Ce qui m’a sans doute motivé à me tourner vers la littérature c’est cette sensation de liberté. La liberté d’écrire ce que je veux comme je le veux. Que je pouvais me servir de ma plume pour défendre des causes et être le porte voix de ceux qui ne peuvent s’exprimer. Apres il y’a avait aussi que la lecture était le seul loisir qui me permettait d’être moi quand j’étais jeune du coup c’est naturellement que je suis allé vers la littérature.», nous a t’il expliqué, dans un entretien depuis le Gabon.

Issu d’une famille modeste et lettrée, confronté à diverses couches sociales dans sa société, Max Axel Bounda se forge une conscience sociale et politique, au contact de son environnement et dans de grandes lectures théoriques comme la Négritude et les auteurs de la négrorenaissance, mais aussi des classiques français et anglais. Sensible et émotif, très tôt tourné vers les livres et s’évadant dans l’univers fantastique de plusieurs auteurs, il découvre les romans naturalistes avec délectation en réalisant que les mots s’ils servent à communiquer, sont aussi et peut-être avant tout, des armes : Des outils de dénonciations.
Max Anatolie, de son nom de plume, est un jeune auteur gabonais, romancier, poète et nouvelliste dont le rêve est de démystifier la littérature en Afrique en la rendant accessible à toutes les couches de la société. Très actif au Lycée dans les club de Littérature, et ancien Secrétaire Générale du Club de Poètes du Gabon où il fait ses débuts en poésie aux cotés d’auteurs tels qu’Émile Arsele Nguetcheu, Lémien Lendzeyi et Patrick Aleph, mais aussi des slameurs à l’image de Design l’Aristocrate, de Mbeley Moussa Ndiaye, Psychik du Groupe Slam Liberty, Max Axel Bounda affine sa plume et la confronte à un public plus large que son entourage immédiat lors des récitals poétiques que donne le Club des Poètes à diverses manifestations culturelles.
Jeune homme aux multiples ressources, engagé de la jeune société civile de jeunesse au Gabon, il a été vice-coordonnateur du Club Génération Consciente du Gabon, Secrétaire Général du Conseil National de la Jeunesse du Gabon, Secrétaire Permanent du Réseau Panafricain des Jeunes pour la Culture de la Paix, et désormais Entrepreneur social, ce fan d’Emile Zola, a su développer un énorme potentiel au service de sa communauté.
Auteur de trois ouvrages dont deux recueils de poésies : Le premier paru en 2013 aux Editions Edilivre, l’Anatolie, l’heure sombre qui précède l’Aube, et le second autoédité en janvier 2018, Au-delà des mots. Il signe son premier roman Opération Forêt des Abeilles, aux Editions Nouvelle Bibliothèque. Titulaire d’un baccalauréat en Sciences Economiques obtenu avec mention, il décide de ne pas se consacrer entièrement aux Lettres mais de poursuit ses études en Administration des Affaires, et obtient un Bachelor en Relations publiques, Stratégies internationales et intelligence économique avec mention très bien. Il prépare actuellement un Master en Sciences politiques. Son objectif, est de démystifier la littérature au Gabon, et la rendre accessible à toutes les couches de la population. Sa stratégie, participer à l’éducation à la lecture en promouvant le livre auprès des plus jeunes, le rendre disponible sur l’ensemble du territoire par une amélioration du circuit de distribution et réduire par la même occasion du prix des livres au Gabon.

Max Axel Bounda est un mordu de cinéma, de musique classique, et des ballades en plein air. Il déteste  l’injustice, la fourberie et la paresse qu’il condamne, d’ailleurs.

Max Axel Bounda a accordé une interview au site bantoozone, à l’occasion de la sortie de son premier roman « Opération Forêt des Abeilles », le 1er avril 2019 aux Editions Nouvelle Bibliothèque.
Retrouvez, ci dessous, le compte rendu de cet entretien avec le journaliste  Brice Emery.

 

Charles AYI